La surveillance et le pointage au déchargement sont le seul moyen, pour un importateur, de savoir exactement ce qui sort du navire et dans quel état. Au Port de Cotonou comme au Port de Lomé, un manquant ou une avarie constaté trop tard est presque toujours perdu. Dans ce guide, nous détaillons la procédure de déchargement étape par étape, le rôle du pointage contradictoire et les documents qui protègent vos droits.

Pourquoi faire surveiller le déchargement de sa marchandise ?

Entre la cale du navire et le camion qui quitte le port, votre marchandise passe entre plusieurs mains : l’équipage, le manutentionnaire, le magasinier, le transitaire. Chacun peut être responsable d’un manquant ou d’un dommage. Sans constat fait sur place, au bon moment, il devient impossible de prouver où et quand le problème est apparu.

La surveillance du déchargement répond à trois enjeux :

La procédure de déchargement, étape par étape

Voici comment se déroule une mission de surveillance et de pointage menée par un expert maritime.

1. Avant l’arrivée du navire : l’examen documentaire

L’expert réunit le connaissement (B/L), le manifeste, la liste de colisage et, pour le vrac, les certificats de poids et de qualité au chargement. Ces documents fixent ce que vous devez recevoir : quantités, marques, poids, nombre de colis.

2. À l’accostage : l’inspection des cales et de la marchandise

L’expert prend contact avec le bord, assiste à l’ouverture des panneaux de cales et inspecte la marchandise avant le premier coup de grue. Il note l’arrimage, les traces d’humidité, les odeurs, les colis écrasés ou déchirés, et prend des photos datées.

3. Pendant le déchargement : le pointage contradictoire

Le pointage (ou tally) consiste à compter chaque unité débarquée : sacs, colis, balles, véhicules, conteneurs. Il se fait de façon contradictoire, c’est-à-dire en présence des pointeurs du navire ou du manutentionnaire, qui signent les mêmes feuilles de pointage. C’est cette signature commune qui donne sa force au document.

En parallèle, l’expert trie les colis sains et les colis avariés, fait mettre de côté les unités douteuses et contrôle régulièrement les cales jusqu’à la fin des opérations.

4. Chaque jour : l’état journalier

Vous recevez un état journalier : quantités débarquées, écarts constatés, incidents, conditions météo et interruptions. Vous savez en temps réel où en est votre cargaison, même si vous n’êtes pas au port.

5. Avant la fin du déchargement : le pré-rapport

Dès que des écarts apparaissent, l’expert vous adresse un pré-rapport. Il vous permet, ainsi qu’à votre assureur, de prendre les mesures conservatoires nécessaires : réserves, lettre de protestation au capitaine ou à l’agent, demande de constat contradictoire.

6. Jusqu’à l’enlèvement : le suivi et le rapport final

La mission ne s’arrête pas au quai. L’expert suit la marchandise jusqu’à sa prise en charge par le réceptionnaire, puis remet un rapport final illustré, avec le bilan des quantités, la description des avaries et leur cause probable.

Vous attendez un navire dans les prochaines semaines ? Nos experts peuvent préparer la surveillance de votre déchargement dès réception de vos documents.

Déchargement en vrac, en conteneurs ou de colis : ce qui change

Type de cargaison Ce que l’expert contrôle en priorité
Vrac solide (riz, sucre, clinker, engrais…) Quantité par draft survey, état de la marchandise, pertes pendant la manutention
Vrac liquide (huiles, produits pétroliers…) Mesures d’ullage, températures, état des cuves
Conteneurs Numéros et scellés, état extérieur, puis contrôle au dépotage
Marchandises diverses et colis Pointage à l’unité, marques, emballages, colis mouillés ou écrasés
Véhicules État de chaque véhicule, rayures, bris, pièces manquantes

Les documents qui protègent l’importateur

Les erreurs les plus fréquentes

  1. Faire appel à l’expert après l’enlèvement. La marchandise a changé de mains : la preuve devient fragile.
  2. Signer un bon de livraison sans réserve, par habitude ou pour gagner du temps.
  3. Laisser le pointage au seul manutentionnaire. Ses chiffres font foi s’ils ne sont pas contredits.
  4. Attendre la fin du déchargement pour réagir, alors que certaines pertes (marchandise mouillée, produits périssables) s’aggravent d’heure en heure.

Questions fréquentes

Quelle est la procédure de chargement et de déchargement d’un navire ?

Elle suit toujours la même logique : examen des documents, inspection des cales à l’ouverture, manutention sous pointage contradictoire, tri des colis avariés, état journalier, puis rapport final. Au chargement, l’expert vérifie en plus l’état des cales et l’arrimage avant le départ.

Quel est le processus de pointage au déchargement ?

Chaque unité débarquée est comptée et notée sur des feuilles de pointage signées par les pointeurs des deux parties. Les écarts avec le manifeste sont relevés au fur et à mesure et figurent dans le rapport.

Qui paie l’expert chargé de la surveillance ?

C’est la partie qui le mandate, le plus souvent l’importateur ou son assureur. En cas de réclamation fondée, les frais d’expertise font généralement partie du préjudice réclamé au responsable.

GMS intervient-il au Port de Lomé ?

Oui. GMS intervient au Port de Cotonou et au Port de Lomé, et peut organiser des missions dans d’autres ports de la sous-région.

Un expert sur le quai, pour vous

Depuis plus de 7 ans, les experts de Global Maritime Surveys surveillent le débarquement et l’enlèvement des marchandises pour les importateurs du Bénin et du Togo. Vous savez ce qui a été débarqué, dans quel état, et vous disposez des preuves pour défendre vos intérêts.

Un navire est annoncé ? Envoyez-nous votre connaissement et la date d’arrivée : nous vous répondons avec une proposition adaptée. Demander une estimation ou appelez le +229 61 19 78 30.

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